Intervention de Véronique Abelin lors de la Plénière du 10 avril 2017

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avril 10, 2017
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Intervention de Véronique Abelin lors de la Plénière du 10 avril 2017

Monsieur le Président,
C’est avec attention que nous avons lu l’interview parue samedi dans la NR.
Je ne peux que vous remercier d’avoir relayé  l’un des messages que nous avions eu à cœur de transmettre à plusieurs reprises dans cet hémicycle. Avec certes beaucoup moins d’écho médiatique que vous, mais vous me l’accorderez peut être, avec plus de romantisme, je l’avais exprimé dans cette assemblée en février : les acteurs locaux de Poitou Charentes veulent que l’on passe maintenant à l’action. En revanche, je n’ai pas bien compris en quoi cela nous exonérait d’établir les responsabilités de la gestion précédente. J’ai, pour ma part, porté plainte comme la plupart de mes collègues UDI dont Jean Dionis en janvier dernier, non pas « pour faire durer le plaisir » comme vous l’avez évoqué car pour ne rien vous cacher, passer 3 h dans un commissariat n’avait rien de particulièrement orgasmique. Non, si nous l’avons fait, c’est parce que la loi nous y oblige. C’est aussi parce que nous pensons que comprendre ce qui a dysfonctionné limitera les risques que cela ne se reproduise. Et d’ailleurs le procureur de la république nous a écrit le 23/03 dernier le courrier suivant : …..Nous soutiendrons d’ailleurs la démarche de nos collègues républicains comme nous aurions aimé qu’ils appuient la nôtre. De nombreux picto charentais et au delà nous ont fait part de leur soutien. Ils pensent, comme nous, que l’on peut passer à l’action maintenant sans fermer les yeux sur le passé. En revanche, j’ai été blessée par cette interview dans laquelle une nouvelle fois, car cela devient systématique dans vos discours publics, vous dites  » que c’est vous qui avez soulevé le couvercle, vous étonnant que personne n’ait découvert la situation avant. » Je suis désolée, j’ai été dans les premières à alerter sur les retards de paiement de début 2016 et l’opposition à laquelle je faisais partie et qui était alors animée par Olivier Chartier n’a eu de cesse de dénoncer la gestion précédente lors du dernier mandat. Là encore avec beaucoup moins d’écho médiatique que vous, je vous l’accorde. Mais monsieur le président, nous avons travaillé, nous avons questionné et nous avons alerté. Nous avons fait le boulot! Élus et collaborateurs. Olivier Chartier a ici même égrené quelques-unes de nos interventions vérifiables dans les procès verbaux de session. Vous ne pouvez donc pas faire comme si cela n’était pas le cas. Monsieur le président, ce n’est pas à vous que je vais apprendre ce que c’est que de s’opposer à Mme Royal. Alors imaginez s’opposer à cette ancienne ministre, candidate aux présidentielles lorsque l’on a une trentaine d’années….Personnellement, l’on peut me reprocher d’être passionnée et j’en suis sincèrement désolée pour Sandrine Derville et Françoise Jeanson qui en subissent régulièrement les fougues en commission. Mais s’il est une chose que l’on ne peut pas me reprocher et que l’on ne peut pas reprocher au groupe UDI, c’est de ne pas travailler. Or, c’est ce que cet interview laisse entendre. vos propos réitérés portent atteinte à notre travail, ils portent atteinte à l’honneur de l’opposition que nous avons portée. Plus grave encore, cela donne le sentiment qu’une opposition ne sert à rien. Dans le contexte actuel de défiance envers la politique, c’est dangereux. aussi monsieur le président, je vous demande, dans le respect de votre sens de la justice, de revenir sur ces affirmations , sinon je me verrais dans l’obligation de porter plainte pour faire rétablir la vérité. Même si j’aurais préféré consacrer mes forces à d’autres combats ….mais désormais je connais le chemin et je sais que je pourrai compter sur le soutien de beaucoup de mes collègues conseillers régionaux d’opposition picto-charentais las de voir leur action et leur rôle niés.