Prime au vélo électrique : au contribuable de pédaler !

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Prime au vélo électrique : au contribuable de pédaler !

Photo Ségolène Royal

Cécile Duflot et Ségolène Royal font du vélo (Bertrand Guay-Alain Jocard/AFP)

Paru le 18 février au journal officiel, un décret impulsé par le Ministère de l’Environnement prévoit une prime de 200€ pour tout achat de vélo à assistance électrique. Sur présentation d’une simple facture à l’Agence des Services et des Paiements, chaque citoyen pourra ainsi bénéficier de cette aide à titre individuel.

Soyons clairs : si le vélo électrique est un vrai produit d’avenir qui permet l’usage du vélo sur des distances plus longues qu’en vélo classique et dans des régions vallonnées, la politique publique d’incitation à la pratique du vélo par subvention à l’achat n’est pas justifiée. Après les difficultés rencontrées par la mise en place d’une indemnité kilométrique pour les employés se rendant au travail à vélo, ce dispositif « ne tient pas la route ». Non contente d’avoir fait sombrer la filière électrique locale avec l’aventure Mia, Ségolène Royal s’emploie à dépenser l’argent dont le contribuable ne dispose pas. Un simple calcul : si un français sur 60 souhaitait bénéficier de ce dispositif, ce qui est tout à fait envisageable car il s’étend aux très demandés giropodes et autres « hoverboards », la facture s’élèverait à la coquette somme de 200 millions d’euros !

Plutôt que de s’ingénier à couler l’Etat après avoir placé la Région Poitou-Charentes en situation de faillite, Madame Royal ferait mieux de mobiliser l’énergie dont elle déborde pour mettre en œuvre un véritable plan de développement de l’écomobilité et des déplacements doux. Si l’Etat souhaite investir pour le vélo, il faut qu’il s’emploie à faire sauter les verrous qui dissuadent les potentiels utilisateurs d’entrer dans l’aventure vélocipède :

1) La sécurité. L’investissement prioritaire de l’Etat doit passer par l’amélioration de la sécurité des cyclistes via l’aménagement de bandes cyclables ou de pistes cyclables avec les collectivités locales.
2) Le vol. L’autre dimension de la politique publique en faveur du vélo doit consister en la sécurisation de parkings à vélo à même de faire face au véritable business du vol de deux roues.

La mise en place d’un plan ambitieux en faveur du cyclisme ne passe assurément pas par la distribution de subventions dans un pur effet d’annonce, pour un dispositif s’achevant… en janvier 2018. Dès lors, la vraie question qui reste en suspens est la suivante : quand va-t-on débrancher Ségolène Royal ?